Mauritanie : appui à l'autonomisation des femmes de la commune de Gaat Teydouma dans la lutte contre l'insécurité alimentaire

L'insécurité alimentaire sévit gravement en Mauritanie et notamment en zone rurale. Etroitement lié à la pauvreté, le phénomène touche les ménages à faibles revenus, qui sont aussi ceux ayant le moins accès aux denrées alimentaires de base et aux produits de première nécessité. Située dans la Wilaya du Hodh El Gharbi, la commune de Gaat Teydouma (lieu de développement du projet) est confrontée à des crises récurrentes, liées à la sécheresse, la désertification et la pauvreté. Les conditions de vie dans cette commune sont particulièrement dures pour les populations à majorité féminines qui subissent des périodes de disette de cinq à six mois.

Les femmes de la commune de Gaat Teydouma travaillant la terre

Les femmes de la commune de Gaat Teydouma travaillant la terre

Lutter pour le droit des femmes et contre l'insécurité alimentaire

D'une manière générale, il est ainsi reconnu que les femmes sont les principales victimes de cette situation. Cependant, elles sont aussi les les principales actrices dans le cadre de la lutte contre l'insécurité alimentaire, en tant que productrices agricoles et responsables de l'alimentation du ménage. 

Matériel apporté aux femmes de Gaat Teydouma

Matériel agricole apporté aux bénéficiaires de Gaat Teydouma

Afin de les aider dans cette lutte, l’ONG El Karamat et la Fédération de Paris du Secours populaire mettent à la disposition d’une cinquantaine de femmes un hectare de terres cultivables, en leur fournissant matériel horticole et intrants agricoles ainsi qu’un lot de bétail.

Bétail et bénéficiaires de Gaat Teydouma

Bétail et bénéficiaires de Gaat Teydouma

De plus, des formations sur les techniques maraîchères ainsi que sur le suivi vétérinaire leur seront également dispensées. Au niveau de chaque village, les femmes seront réunies autour d’un comité de gestion créé à l'occasion du projet.

Le budget total du projet s'élève à 51 180 €, dont la participation de la Fédération de Paris du Secours populaire : 10 000 €.