Le Parlement européen vote une aide alimentaire digne de ce nom

13 juin 2013
Distribution de l'aide alimentaire

Il s’agit d’une étape importante pour les associations qui distribuent l’aide alimentaire en France (Secours populaire, Croix-Rouge Française, Banques alimentaires et Resto du cœur), mais le texte définitif n’est pas encore adopté. Il faut encore franchir l’étape de la négociation entre les trois institutions européennes : le Parlement, le Conseil et la Commission.

En se prononçant pour un FEAD d’un montant de 3,5 milliards d’euros, pour la période 2014/2020, alors que le Conseil européen ne proposait que 2,5 milliards, le Parlement européen maintient l’aide alimentaire à son niveau antérieur. Mais, les besoins en la matière sont évalués par les associations et la Commission européenne à 4,75 milliards. Un niveau bien supérieur, donc.

"Nous allons rencontrer nos trois partenaires pour déterminer comment nous allons continuer à sensibiliser les chefs d’Etats et de gouvernements afin de les convaincre du bien fondé de notre position", indique Jean-Louis Callens, secrétaire national du SPF en charge des questions d’alimentation.

Reconnaissant le "caractère bénévole des organisations" qui distribueront l’aide humanitaire, les députés ont établi que les contraintes administratives ne seront pas plus dures que pour le prédécesseur du FEAD, le Programme d’aide aux plus démunis, dont l’existence va s’achever en décembre prochain.

Photo de Julien Lauprêtre président du Secours populaire français

"Une très large majorité des eurodéputés a approuvé le maintien de l’aide humanitaire européenne, a réagi Julien Lauprêtre, le président du SPF. La mobilisation de nos bénévoles et de nos partenaires a payé. Il reste néanmoins nécessaire de continuer d’informer l’opinion publique, les élus français et européens pour que la menace de mourir de faim, qui pèse sur 18 millions de personnes vivant sur notre continent, soit définitivement écartée."
 

 Les principaux éléments approuvés par les eurodéputés

  • L’augmentation d’1 milliard d’euros du budget, le portant à 3,5 milliards.
  • La participation obligatoire des Etats membres.
  • Un co-financement de l’Union européenne à 85%.
  • La simplification administrative : les règles de fonctionnement seront légères afin de simplifier au maximum la gestion des associations.
  • Les denrées alimentaires en provenance des stocks d’intervention agricole seront mobilisées.
  • La priorité sera donnée à l’aide alimentaire, point d’entrée du parcours d’inclusion sociale.

Olivier Vilain / Convergence

Lire la précédente interview de Julien Lauprêtre, président du Secours populaire (réaction recueillie le 10 juin).